Qu'est-ce que la beauté ? De la surprise, de l'élégance et des raisons pour lesquelles le bon goût n'est pas un privilège
Découvrir le contexte
Il y a des choses qu'on ne peut pas ignorer.
Non pas parce qu’elles sont grandes. Non pas parce qu’elles sont imposantes. Mais parce qu’il y a en elles quelque chose qui captive le regard : des proportions harmonieuses. Une surface qui en dit plus long que la simple matière qui la compose. Une forme qui donne l’impression qu’elle n’aurait jamais pu être autrement.
Ce qui se passe à cet instant, nous l’appelons une expérience de la beauté. Mais ce qui la déclenche est plus difficile à cerner que le mot ne le laisse supposer.
Peut-on définir la vraie beauté ?
Le designer et stratège américain Marty Neumeier a défini la beauté avec une précision rare : comme une qualité d’intégrité ou d’harmonie qui suscite la joie, le sens ou la satisfaction.
Ce qui frappe d’emblée, c’est que la beauté n’est pas une qualité propre à l’objet seul. Elle naît de la rencontre entre l’objet et celui qui le contemple. C’est un événement, pas une substance.
Neumeier identifie trois éléments sans lesquels la véritable beauté ne peut naître :
1) Surprise
L’anthropologue Carolyn Bloomer définit la beauté comme une « finition optimale » : l’état dans lequel un objet semble si parfait qu’on ne peut imaginer mieux dans son esprit.
Un bijou à la finition optimale n’a pas besoin d’explication. Il ne pose aucune question. Il est là – ou sur le corps – et donne l’impression d’avoir toujours été là.
Les bijoux RETINA® tentent précisément d’atteindre cet objectif.
Le motif Retina lui-même est organique, c’est-à-dire qu’il a été créé selon des règles formelles qu’aucun être humain n’a inventées. Sa transposition en métal, réalisée à la main, obéit au principe de l’élégance : aucun geste superflu, aucun élément décoratif qui ne fasse partie de l’original. Et la surprise réside dans le mystère lui-même – dans l’instant où quelqu’un comprend ce qu’il voit.
Pas plus bruyant que nécessaire. Mais plus profond que prévu.
Vous souhaitez faire une surprise à quelqu'un de très spécial ?
2) Véracité
La véracité n’est pas la perfection au sens géométrique, mais la cohérence, l’adéquation d’un objet à sa fonction. Le designer de mobilier Charles Eames appelait cela le « Way-it-should-be-ness » – le sentiment qu’un objet ne pourrait pas être autrement qu’il n’est. Pas parfait au sens mathématique du terme, mais en harmonie avec sa fonction et son environnement.
Une carafe qui goutte lorsqu’on verse son contenu n’a pas atteint la véracité – quelle que soit sa forme. Une bague qui procure une sensation agréable et porte en elle une véritable signification a atteint la véracité.
La véracité est la raison pour laquelle certaines choses fonctionnent encore après des années, tandis que d’autres, qui semblaient belles à l’achat, s’usent rapidement.
3) Élégance
Le plus souvent mal compris des trois principes.
L’élégance ne signifie pas le luxe. Ni la surabondance. Ni la version la plus chère d’un objet.
L’élégance signifie le contraire : le rejet du superflu. Le nombre minimal d’éléments nécessaires pour que l’ensemble remplisse sa fonction. Rien ne manque. Rien n’est de trop.
Selon cette définition, une robe élégante n’est pas la plus sophistiquée, mais la plus simple qui remplisse pleinement sa fonction. Une phrase élégante ne contient pas un mot de trop. Un bijou élégant ne comporte rien qui puisse être retiré sans que l’on perde quelque chose d’essentiel.
Lorsque la justesse et l’élégance font défaut, on aboutit à ce que Neumeier appelle le kitsch : une surprise sans substance. Des objets qui plaisent brièvement, puis finissent au fond d’un placard parce que leur attrait initial s’est estompé. Le kitsch peut certes avoir du charme – mais il ne dure pas longtemps.
La beauté n’est donc ni le fruit du hasard ni le privilège du talent. Elle est la convergence de trois conditions qui se complètent mutuellement. Si l’une d’entre elles fait défaut, le résultat reste en deçà de ce qui serait possible.
Le secret du bon goût
Beaucoup de gens pensent que le bon goût est inné. Un talent que l’on a ou que l’on n’a pas.
Ce n’est pas vrai – et c’est une distinction importante.
Le bon goût repose en quelque sorte sur la culture. Non pas au sens des institutions ou des diplômes, mais au sens premier du terme : quelque chose qui naît de l’attention et de la réflexion.
Le psychologue Howard Gardner le décrit ainsi : tous les jeunes développent des préférences esthétiques. Mais seuls ceux qui sont en contact avec un large éventail d’œuvres d’art, qui observent comment celles-ci sont créées, qui comprennent quelque chose des personnes qui les ont conçues – et qui participent à des discussions réfléchies sur le savoir-faire et le goût – sont susceptibles de développer un sens esthétique qui dépasse les tendances populaires du moment.
Selon Gardner, le bon goût s’acquiert par un effort conscient.
Cela peut sembler exigeant. Mais c’est avant tout une invitation.
Quiconque commence à considérer les objets non seulement en fonction de sa première impression, mais aussi en fonction de leurs qualités formelles, s’ouvre à une autre expérience. On commence à comprendre pourquoi certaines choses perdurent et d’autres non. Pourquoi certains espaces procurent la sérénité et d’autres sont source d’agitation, sans qu’on puisse vraiment l’expliquer. Pourquoi certains bijoux, vingt ans plus tard, ont toujours le même effet que le premier jour.
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Bijoux RETINA®, véracité et élégance
La véracité découle de cette même réflexion. Les bijoux de grande valeur, au sens immatériel du terme, sont porteurs de sens. Ils ne sont pas une décoration pour la décoration. Le RETINA®Code révèle l’essence même de l’objet sans la dénaturer. Il n’ajoute rien d’étranger à l’objet, il rend visible ce qui est déjà là. C’est la way-it-should-be-ness dans sa forme la plus pure.
L’élégance, enfin, réside dans la forme elle-même : des lignes ramifiées et organiques, dépourvues de tout geste superflu. Aucun ornement ajouté, aucune affirmation symbolique venant de l’extérieur. Seulement le motif, en or. Et c’est là que réside un silence que l’on ne trouve pas dans une empreinte digitale et que l’on ne peut chercher dans une coordonnée.
La personnalisation à elle seule ne crée pas la beauté. Elle crée du sens. Mais lorsque la personnalisation émane d’un facteur interne qui ne peut être ni copié ni répété, il en résulte autre chose : une forme d’association qui active la définition la plus forte de la beauté selon Neumeier, tout en remplissant les conditions qui garantissent que cette beauté ne s’estompe pas une fois la première surprise passée.