Qu'est-ce que la beauté ? De la surprise, de l'élégance et des raisons pour lesquelles le bon goût n'est pas un privilège

Découvrir le contexte

https://retinadesign.com/wp-content/uploads/2025/09/slogan-retinadesign-1.png

Il y a des choses qu'on ne peut pas ignorer.

Non pas parce qu’elles sont grandes. Non pas parce qu’elles sont imposantes. Mais parce qu’il y a en elles quelque chose qui captive le regard : des proportions harmonieuses. Une surface qui en dit plus long que la simple matière qui la compose. Une forme qui donne l’impression qu’elle n’aurait jamais pu être autrement.

Ce qui se passe à cet instant, nous l’appelons une expérience de la beauté. Mais ce qui la déclenche est plus difficile à cerner que le mot ne le laisse supposer.

Les trois composantes de la beauté

Le designer et stratège américain Marty Neumeier a défini la beauté avec une précision rare : comme une qualité d’intégrité ou d’harmonie qui suscite la joie, le sens ou la satisfaction.

Ce qui frappe d’emblée, c’est que la beauté n’est pas une qualité propre à l’objet seul. Elle naît de la rencontre entre l’objet et celui qui le contemple. C’est un événement, pas une substance.

Neumeier identifie trois éléments sans lesquels la véritable beauté ne peut naître :

1) Surprise

Tout ce que nous trouvons vraiment beau comporte un moment de surprise. Quelque chose d’inattendu qui, l’instant d’après, semble tout à fait justifié. Sans ce moment, il n’y a rien de nouveau. Sans nouveauté, pas d’intérêt. Sans intérêt, pas de beauté.

Cela explique pourquoi certaines choses nous enthousiasment au premier regard et ne font plus que nous plaire au second. Le moment de surprise est passé. Ce qui reste est solide – mais ce n’est plus ce que c’était.

La vraie beauté a encore autre chose : le caractère mémorable. La capacité non seulement de plaire, mais aussi de s’ancrer dans la mémoire. Physiologiquement, on peut décrire cela comme ce que Neumeier appelle une « poussée de sérotonine pour le système nerveux central ». Cette lueur chaleureuse qui suit un cri silencieux de reconnaissance.

2) Justesse

La deuxième composante est plus difficile à nommer, mais immédiatement reconnaissable.

Charles Eames, le designer de mobilier du XXe siècle, l’appelait *« way-it-should-be-ness »* – la propriété d’un objet d’être tel qu’il doit être. Pas parfait au sens mathématique du terme. Mais en harmonie avec sa fonction, son utilisation, son environnement.

Une carafe qui goutte lorsqu’on la verse manque de justesse – quelle que soit sa forme. Une bague qui est agréable au toucher et qui porte ce qu’elle doit porter l’a atteinte.

La justesse est la raison pour laquelle certaines choses fonctionnent encore après des années, tandis que d’autres, qui semblaient belles à l’achat, deviennent agaçantes au bout de peu de temps. Ce qui ne convient pas s’use.

3) L’élégance

Le plus souvent mal compris des trois principes.

L’élégance ne signifie pas le luxe. Ni la surdécoration. Ni la version la plus chère d’un objet.

L’élégance signifie le contraire : le rejet du superflu. Le nombre minimal d’éléments nécessaires pour que l’ensemble remplisse sa fonction. Rien ne manque. Rien n’est de trop.

Selon cette définition, une robe élégante n’est pas la plus sophistiquée, mais la plus simple, celle qui remplit pleinement sa fonction. Une phrase élégante ne contient pas un mot de trop. Un bijou élégant ne comporte rien qui puisse être retiré sans que l’on perde quelque chose d’essentiel.

Si la justesse et l’élégance font défaut, on aboutit à ce que Neumeier appelle le kitsch : une surprise sans substance. Des objets qui plaisent brièvement, puis finissent au fond d’un placard parce que leur attrait initial s’est estompé. Le kitsch peut certes avoir du charme – mais il ne dure pas.

Personnalisation de bijoux

Beaucoup de gens pensent que le bon goût est inné. Un talent que l’on a ou que l’on n’a pas.

Ce n’est pas vrai – et c’est une distinction importante.

Le bon goût repose en quelque sorte sur la culture. Non pas au sens des institutions ou des diplômes, mais au sens premier du terme : quelque chose qui naît de l’attention et de la réflexion.

Le psychologue Howard Gardner le décrit ainsi : tous les jeunes développent des préférences esthétiques. Mais seuls ceux qui sont en contact avec un large éventail d’œuvres d’art, qui observent comment celles-ci sont créées, qui comprennent quelque chose des personnes qui les ont conçues – et qui participent à des discussions réfléchies sur le savoir-faire et le goût – sont susceptibles de développer un sens esthétique qui dépasse les tendances populaires du moment.

Selon Gardner, le bon goût s’acquiert par un effort conscient.

Cela semble exigeant. Mais c’est avant tout une invitation.

Quiconque commence à considérer les objets non seulement selon sa première impression, mais aussi selon leurs qualités formelles, s’ouvre à une autre expérience. On commence à comprendre pourquoi certaines choses perdurent et d’autres non. Pourquoi certains espaces procurent la sérénité et d’autres mettent mal à l’aise, sans qu’on puisse expliquer pourquoi. Pourquoi certains bijoux, vingt ans plus tard, ont toujours le même effet qu’au premier jour.

Ce que cela signifie pour les bijoux

L’anthropologue Carolyn Bloomer définit la beauté comme une « finition optimale » : l’état dans lequel un objet semble si parfait qu’on ne peut imaginer mieux dans son esprit.

Un bijou à la finition optimale n’a pas besoin d’explication. Il ne pose aucune question. Il est là – ou sur le corps – et donne l’impression d’avoir toujours été là.

Les bijoux RETINA® tentent précisément d’atteindre cet objectif.

Le motif Retina lui-même est organique, c’est-à-dire qu’il a été créé selon des règles formelles qu’aucun être humain n’a inventées. Sa transposition en métal, réalisée à la main, obéit au principe de l’élégance : aucun geste superflu, aucun élément décoratif qui ne fasse partie de l’original. Et la surprise réside dans le mystère lui-même – dans l’instant où quelqu’un comprend ce qu’il voit.

Pas plus bruyant que nécessaire. Mais plus profond que prévu.